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Je suis née dans un monde d’artisans.

Très jeune, j’ai appris à créer avec mes mains.
À 9 ans déjà, je fabriquais. C’était naturel, évident.

Mais il y avait déjà autre chose en moi.
Une sensibilité particulière.
Une façon de ressentir le monde autrement.

Je percevais ce qui ne se voit pas forcément…
un lien au vivant, à l’énergie…
sans encore savoir l’expliquer.

J’ai suivi une voie artistique, en décoration et publicité.
C’était là que je me sentais alignée.

Puis la vie m’a amenée ailleurs.

Je me suis tournée vers l’informatique.
Je suis devenue responsable du service informatique, seule à gérer pour une centaine de personnes.

Pendant 20 ans.

J’ai porté beaucoup.
J’ai donné beaucoup.

En parallèle… une autre part de moi ne s’est jamais éteinte.

J’ai été éducatrice canine, entourée de mes bergers allemands.
Avec eux, tout passait par le ressenti, la présence.

J’ai aussi exploré d’autres choses, comme le 4x4… jusqu’à construire ma propre voiture.

Toujours cette même énergie : comprendre, faire, ressentir.

Mais derrière cette vie bien remplie…

il y avait aussi des choses plus difficiles.

Du harcèlement.
De la pression. De la torture mentale et autre..
Des situations que j’ai encaissées… longtemps.

Parce que j’avais appris à tenir.

Et puis un jour, mon corps a parlé.

Une chute.
Violente.

La jambe, l’abdomen, l’épaule, le bras droit…
tout a été touché.

Plus de deux ans et demi de rééducation.

Malgré ça, j’ai repris le travail.

Pas parce que j’étais prête…
mais parce que je pensais que je devais continuer.

J’ai tenu encore un an.
Dans la douleur, sous pression.

Jusqu’au moment où la réalité s’est imposée :

si je ne faisais rien, je pouvais perdre l’usage de mon bras droit.

J’ai accepté l’opération.

Et en rentrant de l’hôpital…

un message sur mon répondeur.

Mon licenciement.

Sans échange.
Sans accompagnement.

Ce moment a été un choc.

Mais aussi… un basculement.

Parce qu’il n’y avait plus rien à retenir de cette vie-là.

Alors je suis revenue à l’essentiel.

À ce que j’étais au début :

mes mains
la matière
le bois
le vivant

Et à cette sensibilité que j’avais toujours eue.

Petit à petit, j’ai arrêté de vouloir comprendre avec la tête.

J’ai commencé à écouter.

À ressentir.

Dans mes créations, je laisse venir ce qui doit venir.
Dans les soins, je me relie simplement à la personne… à son corps… à ce qui est là.

Certains appellent ça énergétique, intuitive ou chamanique.

Moi, je le vis simplement comme une présence.
Une écoute du vivant.
Un accompagnement respectueux.

Et de tout ça… est né NAETH.

Pas comme un projet réfléchi.

Mais comme une évidence.

Aujourd’hui, j’accueille des personnes qui, souvent…

ressentent trop
portent beaucoup
sont fatiguées
ou ont simplement besoin de souffler

Des personnes qui, comme moi à un moment donné,
ont besoin de revenir à elles.

Je ne promets pas de transformer.

Je propose un espace.

Un moment pour ralentir.
Pour relâcher.
Pour se déposer.

Si tu sens que ça te parle…
alors c’est peut-être que c’est le bon moment pour toi.

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